6 Raisons d’État d’indexer les métadonnées d’un enregistrement sonore

1. Attribuer les crédits aux ayants droits et contributeurs
2. Lier ayants droits et contributeurs à des identifiants uniques
3. Inclure un code géographique ou territorial
4. Adopter les standards mondiaux DDEX
5. Siéger sur les tables trans-nationales de définition des normes
6. Améliorer la découvrabilité des contenus dans les algorithmes de recommandation

Bruegel l'Ancien (1568) The Blind Leading the Blind

Bruegel l’Ancien (1568) The Blind Leading the Blind

►Créer/Produire ►Indexer/Déclarer ►Distribuer ►CONSOMMER ►Mesurer ►Répartir

1. Attribuer les crédits aux ayants droits et contributeurs : une œuvre musicale enregistrée et numérisée est un code binaire orphelin qui ne dévoile rien de sa source et des ayants droits concernés si ces informations ne sont pas ajoutées aux fichiers audio ou ne sont pas liées aux bases de données corollaires. La compilation statistique des usages et la reddition de comptes sont par conséquent faussées ou incomplètes.

Sont visés les auteurs, compositeurs, éditeurs originaux, interprètes et musiciens, producteurs initiaux, réalisateurs, studios d’enregistrement, etc.. Les politiques publiques de soutien à la production de contenus doivent inciter les bénéficiaires de mesures financières à incorporer les noms des ayants droits, contributeurs, ententes de répartition (Embedded Metadata – Blockchain), dans les conteneurs textuels des objets de propriété intellectuelle numérisés.

25% des contenus exploités par les plateformes de musique en-ligne ne sont pas arrimés aux ayants droits concernés… (NY Times)

2. Toute œuvre de propriété intellectuelle ou contributeur à celle-ci doit être lié à un identifiant unique. Les codes ISRC, ISWC, IPI, ISTC, IPN, ISAN, EIDR, ISNI sont des codes ISO ou industriels qui permettent aux machines et procédés informatiques de tracer les contenus et de discerner les homonymes (disambiguation).

Un identifiant approprié pour chacune des composantes du contenu est ce qui permet aux ordinateurs d’associer un enregistrement à l’oeuvre qu’il contient, aux paroles de cette chanson et aux contributeurs qui en sont les artisans et ayants droit, de renseigner numériquement l’intégrité de cette chaîne de valeur.

3. Les métadonnées doivent inclure un code géographique ou territorial pour tout objet de propriété intellectuelle ou contributeur de l’oeuvre. C’est là la seule méthode qui permette la classification de l’origine des pays ou territoires de création et de production des contenus. L’usage des identifiants ISO3166-1, ISO3166-2, UN-LOCODE ou .kml (Keyhole Markup Language) sont nécessaires pour cela.

4. Les entreprises de production, de distribution et les usagers commerciaux d’œuvres numériques doivent adopter les standards mondiaux DDEX d’échange de données informatisé (EDI) (DDEX Message Suite Standards) qui incorporent les métadonnées : RIN (Recording Information Notification), ERN (Electronic Release Notification), MLC (Music Licensing Companies), DSR (Digital Sales Reporting).

5. Lorsque nécessaire ou possible, les associations et entreprises canadiennes, les instances chargées de définir nos politiques publiques doivent siéger sur les tables trans-nationales de définition des normes et standards du numérique (UNESCO, CISAC, ISO, DDEX, ICANN, NCUC, ISOC, W3C-RDF, IETF).

6. Il faut rétablir le contrat social entre les créateurs et les usagers, améliorer la découvrabilité des contenus dans l’offre numérique via les outils de playlisting et de recommandation. Utiliser des contenus enrichis et renouer avec les informations descriptives perdues lors du passage au numérique. Assurer la présence de nos contenus culturels dans le web des données. Créer des listes d’écoute et des contenus éditoriaux, partager ceux-ci. Permettre de circonscrire le quoi, qui, où et comment des contenus CanCon!

MetadD veille numérique culturelle sur Delicious, Scoop.it et sous le mot-clic #musicmetadata
https://delicious.com/youyouca/metadatatop
http://www.scoop.it/t/metadonnees-musicales-un-enjeu-de-diversite-culturelle
https://twitter.com/hashtag/musicmetadata

TGiT est un logiciel canadien de gestion des métadonnées musicales conçu pour les créateurs, interprètes, éditeurs et maisons de disques. C’est outil qui permet une “indexation à la source” pour que votre musique ne soit plus orpheline dans les réseaux numériques.

Un automne 2016 riche en initiatives autour des #MusicMetadata – CISAC ISWC Service, DDEX-RIN, un nouvel identifiant temporaire pour les oeuvres musicales?

Cet automne, plusieurs initiatives et tables de concertation feront progresser ou monter la tension autour de la définition de normes de métadonnées et pratiques d’affaires numériques pour le secteur de la musique. Essentiellement toutes ces initiatives ont pour but commun de réduire les délais entre la création et l’enregistrement d’une œuvre et l’attribution d’identifiants pour en faciliter la traçabilité en ligne. Cette problématique s’inscrit comme un pré-requis dans les réflexions sur la découvrabilité des contenus, question actuellement au cœur de travaux dans l’industrie et certaines législations nationales. C’est le cas au Canada ou des consultations sur cet enjeu ont lieu (Le contenu canadien dans un monde numérique – https://www.canada.ca/fr/services/culture/consultations.html).

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Le MusicBiz Metadata Workgroup (USA) en collaboration avec l’Association For Electronic Music (@AFEMORG) travaille à établir des bonnes pratiques d’affaires pour l’attribution d’identifiants aux DJs dont le statut bien particulier est souvent caractérisé par un cumul important des fonctions de compositeur, auteur, interprète et producteur (tel que souligné par Robby Towns @NestaMusic). L’utilisation de l’ISNI et de plusieurs rôles créatifs pourrait-il être ici considéré? Des discussions ont aussi cours avec les fabricants de logiciels de composition assistée par ordinateur pour intégrer de nouveaux champs de données aux sessions. La rédaction d’un guide spécialisé de saisie et de styles (Metadata Handbook) pour les DJs est aussi considéré.

Consultant et membre du MusicBiz Metadata Workgroup, Paul Jessop vient d’introduire le projet de création d’un identifiant temporaire d’oeuvre (Provisional Work Identifier (PWI)) qui puisse être ultérieurement arrimé à l’identifiant permanent ISWC (sa version prefered) et d’une base de données privée-publique qui le consigne. Divers acteurs soulignent de nouvelles questions liés à de tels enjeux, par exemple quant au moment où un tel identifiant serait émis et associé à l’oeuvre – au moment du mixage des pistes finales ou au moment de la sauvegarde de sessions en cours?

Le DDEX Studio Workgroup vient quant à lui de terminer le schéma de données XSD de la Notice d’information des enregistrements sonores (Recording Information Notification – RIN) qui a pour but de saisir les informations concernant les enregistrements au moment des sessions de studio. DDEX tient une plénière de travail à Berlin en octobre lors de laquelle ce format sera bonifié et adopté. Les identifiants ISRC, ISWC, ISNI et GRid sont tous pris en compte par le format ”minimum” RIN, mais l’idée de l’introduction d’un PWI n’est pas abordé.

Non le moindre, le chantier CISAC-FastTrack Cross-Industry (http://bit.ly/fasttrackpreparing) travaille aussi sur de nouveaux procédés et pratiques pour améliorer l’usage et la dissémination de l’identifiant d’oeuvres ISWC-ISO. FastTrack vient aussi tout juste de lancer la base de données CIS-Net 5 et son Single Work Dashboard – https://www.youtube.com/watch?v=mdkLfWn6qiw). Un Service Web ISWC intégrant des procédés de pré-déclaration et se situant en amont de la résolution de l’ISWC vers l’ISWC préféré (prefered ISWC) est à l’orde du jour. Cette base aurait préséance sur les déclarations effectuées par les sociétés d’auteur et pourrait ainsi permettre l’émission plus rapide d’un ISWC temporaire. Il serait possible d’obtenir un ISWC même si la clé de répartition des droits entre collaborateurs est encore inconnue ou si certains collaborateurs ne sont pas membres d’un collectif. Le code IPI (Interested Party Information) de chaque créateur doit être connu, mais une recherche en-ligne sera bientôt possible et une procédure pour attribuer un code à un créateur non-membre sera mise en place. Le délai d’obtention d’un ISWC sera réduit pour atteindre une émission dans la journée ou le lendemain. La question se posera dès lors à savoir si l’obtention d’un ISWC en temps réel est réaliste et souhaitable ou si l’introduction d’un identifiant temporaire (PWI) est utile pour y palier. Ainsi le nouveau service ISWC, le concept du PWI sont très mitoyens et la question se pose quant à l’intégration de ces nouvelles logiques dans les logiciels de composition selon les objectifs que se fixe le protocole DDEX-RIN. De quelle façon ces diverses tables de réflexion arrimeront-elles leur actions?

Au même moment, la SOCAN, qui vient d’acquérir Medianet et Audiam, a ouvert un portail pour développeurs et rendu publique une API pour permettre la déclaration de nouvelles œuvres https://developer.socan.ca/. En principe divers services et produits devraient sous peu mettre cette mécanique à profit et faciliter la gestion des catalogues et accélérer le dépôt des nouvelles œuvres par les créateurs, éditeurs et labels tout en ayant accès aux identifiants ISWC, IPI, ISNI, ISRC. Il sera intéressant de voir dans quelle mesure les avancées évoquées plus haut seront rapidement prise en compte. Espérons-le.

En route pour Nashville, nous nous préparons pour DDEX-RIN et la SOCAN!

Jean-Robert Bisaillon, fondateur et directeur de Iconoclaste sera à Nashville au sommet sur les métadonnées musicales et participe au panel Back To The Drawing Board : New Business Models in Global Metadata – le lundi 16 mai à 13h afin d’y présenter la nouvelle V2.5.1 de TGiT.

Voici les fonctions ajoutées dans cette mise à jour… Téléchargez TGiT V2.5.1

En route vers les déclarations de nouvelles œuvres à la SOCAN et MusicMark
Chaîne de titre et clé de répartition des ayants droit
Paroliers, compositeurs, éditeurs multiples et choix d’affiliation à un collectif de gestion

En route vers une transmission DDEX-RIN
Ajout de l’adresse et de la localisation UN-LOCODE des studios d’enregistrements
Collaborateurs multiples et leur identifiant ISNI

Nashville TN (TriEx)

Standard commun de métadonnées identitaires de la musique

(Naviguez vers notre proposition de Standard commun de métadonnées identitaires de la musique)

Depuis peu, l’industrie de la musique s’intéresse à l’idée d’une certification de la musique équitable (Fair Trade Music International). Dans l’ouvrage The Metadata Handbook (Deuxième édition), Renée Register et Thad McIlroy rendent compte des bonnes pratiques d’affaires et de programmes de certification de l’industrie du livre, notamment celles mises en place par le Book Industry Study Group Product Certification Program (PDCP). L’industrie anglo-saxonne mondiale du livre a créé le BISG, large association s’intéressant à la définition de standards en matière de bonnes pratiques d’affaires.

Mais la chaîne de titre de l’industrie du livre est nettement moins multi-segmentée que celle de la musique. Dans cette dernière, le processus créatif est presque systématiquement l’oeuvre d’un collectif dont chacun des acteurs contribue selon des régimes de droits variés et qui sont à leur tour associés à différents éditeurs, sous-éditeurs et gestionnaires collectifs souvent établis sur des territoires différents. Qui plus est, les oeuvres sont licenciées pour exploitation à une large chaîne d’ayants droit et d’acteurs industriels que sont les maisons de disques, les distributeurs, les plateformes de vente ou d’écoute et les producteurs de contenus audio-visuels (film, télé et Web). Tous ces acteurs, légitimement ou non, souhaitent intervenir dans les processus d’identification ou de déclaration des œuvres. De plus, nous savons que ces gestes doivent idéalement être posés avant que les contenus ne soient dispersés dans les réseaux numériques mondialisés…

Chez Iconoclaste-TGiT, nous souhaitons que les bonnes pratiques d’affaires et les programmes de certification de l’industrie musicale soient éventuellement construits sur une approche holistique respectant l’ensemble des parties prenantes, afin d’assurer le futur des nouvelles offres d’écoute et de consommation de la musique.

Au cours des prochaines semaines, nous participerons à plusieurs rencontres sectorielles internationales pour débattre des enjeux liés aux métadonnées de la musique (#musicmetadata) : Plénière DDEX, MusicBiz Metadata Summit, Colloque international sur la mesure des produits culturels numériques de l’UNESCO-OCCQ, Forum droit d’auteur à l’ère numérique, MIDEM.

À l’approche de ces événements, nous souhaitons interpeller et ouvrir la discussion sur l’établissement d’un standard commun de métadonnées identitaires de la musique. Nous sommes conscients de ne pouvoir couvrir l’ensemble des besoins de la chaîne de valeur, mais croyons que l’approche sur laquelle nous avons construit notre projet de logiciel libre, constitue un point de départ utile. Nous cherchons à confirmer et développer nombre de collaborations autour de ce socle commun, tout en soulignant que de ce point de départ peut se construire divers ponts en matière d’interopérabilité des données. L’important est de mettre en œuvre ces pratiques le plus tôt possible en amont de la chaîne de distribution.

Nous vous invitons à commenter la présente publication et à venir assister à nos panels et présentations.

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TGiT Standard commun de métadonnées identitaires de la musique (FR) (63 Champs)

Œuvre | Une création/composition musicale qui fera l’objet d’une prestation enregistrée
Œuvre – Titre (TrackTitle est utilisé pour l’embarquement des métadonnées)
Œuvre – ISWC
Œuvre – Auteurs (Paroliers) (Entrée multiple)
Œuvre – Auteurs (Paroliers) – Lieu de création (UN/LOCODE)
Œuvre – Auteurs (Paroliers) – Date de naissance
Œuvre – Auteurs (Paroliers) – ISNI
Œuvre – Auteurs (Paroliers) – IPI
Œuvre – Auteurs (Compositeurs) (Entrée multiple)
Œuvre – Auteurs (Compositeurs) – Lieu de création (UN/LOCODE)
Œuvre – Auteurs (Compositeurs) – Date de naissance
Œuvre – Auteurs (Compositeurs) – ISNI
Œuvre – Auteurs (Compositeurs) – IPI
Œuvre – Éditeurs originaux (Entrée multiple)
Œuvre – Éditeurs originaux – Lieu d’établissement (UN/LOCODE)
Œuvre – Éditeurs originaux – ISNI
Œuvre – Éditeurs originaux – IPI
Œuvre – Paroles
Œuvre – Paroles – ISTC
Œuvre – Paroles (Langue)

Piste | L’enregistrement sonore d’une œuvre interprétée par divers artistes, musiciens et collaborateurs
Piste – Artiste principal – Nom
Piste – Artiste principal – Lieu de naissance (UN/LOCODE)
Piste – Artiste principal – Date de naissance
Piste – Artiste principal – ISNI
Piste – Artiste principal – IPN
Piste – Artiste principal – Illustration (Photo de l’artiste principal)
Piste – Musiciens (Entrée multiple)
Piste – Musiciens – Instrument
Piste – Musiciens – Lieu de naissance (UN/LOCODE)
Piste – Musiciens – Date de naissance
Piste – Musiciens – ISNI
Piste – Musiciens – IPN
Piste – Invité spécial – Lieu de naissance (UN/LOCODE)
Piste – Invité spécial – Date de naissance
Piste – Invité spécial – ISNI
Piste – Invité spécial – IPN
Piste – ISRC
Piste – Version (Informations sur la…)
Piste – Durée (minutage)
Piste – Genre
Piste – Tags
Piste – Commentaires
Piste – Producteur initial – Nom
Piste – Producteur initial – Location du gestionnaire collectif (UN/LOCODE)
Piste – Producteur initial – ISNI
Piste – Studio d’enregistrement – Name
Piste – Studio d’enregistrement – Location (UN/LOCODE)
Piste – Studio d’enregistrement – ISNI
Piste – Date de l’enregistrement
Piste – Réalisateur – Nom
Piste – Réalisateur – ISNI
Piste – Mixeur
Piste – Mixeur – ISNI

Projet | Un regroupement d’enregistrements sonores créé dans le but d’effectuer sa commercialisation
Projet – Titre
Projet – Compilation (Y/N)
Projet – Maison de disques – Nom
Projet – Maison de disques – ISNI
Projet – Maison de disques – Location (UN/LOCODE)
Projet – Maison de disques – Territoire (de mise en marché)
Projet – Numéro de catalogue
Projet – Code-barres (UPC/EAN)
Projet – Date de mise en marché
Projet – Illustrations (couverture, livret, etc.)
Projet – Numéro de piste et nombre total de pistes (xx/xx)

TGIT Transmissions aux tierces parties en cours d’évaluation

L’univers des start-ups et gestionnaires de métadonnées musicales croit à une vitesse fulgurante. La capacité de transmettre les informations descriptives et de déclarer de nouvelles oeuvres dans la chaîne d’approvisionnement de la musique est devenu un enjeu fascinant et capital. Désormais, oeuvres et enregistrements privés de telles informations sont des contenus abandonnés. TGiT a identifié un certain nombre d’acteurs qui constituent des cibles prioritaires et vers lesquelles la transmission de données fera l’objet d’importants travaux en vue de la publication de notre version 3.0. Demeurez à l’écoute!

APEM – Évangéline
Artisti (UDA)
Auddly
Audiam
AWAL – Kobalt Music Group
Bandcamp
Bandzoogle
BAnQ (Bibliothèque et archives nationales du Québec)
Believe Digital
Blitzr

Javelot_RebrykVira_2012

BNF (Bibliothèque Nationale de France)
CD Baby
CD1D – 1DTouch
CISAC – Common Information System (CIS) – Common Search Index (CSI) – Common Works Registration (CWR) – International Standard Recording Code (ISWC) – Interested Parties Information Code (IPI)
CMRRA (CSI inc.)
CONNECTmusic
DDEX (ERN – RIN)
Discogs
FACTOR Completion Report & Materials
FastTrack – CIS-Net
freeDB
Gracenote
INgrooves
International Standard Recording Code (ISRC)
International Standard Text Code (ISTC)
Internet Archives
ISNI-IA
LAC (Library & Archives Canada)
LAST.FM Audioscrobler and Artist Wiki
LyricFind
MROC
MusicBrainz
MusicMark (ASCAP, BMI)
MusicStory
MusixMatch
Nielsen Soundscan
Papineau
Paroles.net
Quantone
ROVI – allmusic (AMG)
Select Digital
SACEM
SCAPR (IPD)
simbals
SOCAN
SODRAC (CSI inc.)
SongSplits
SOPROQ
SoundCloud
SoundExchange
SoundHound
Stingray Entertainment
The Orchard
TITE-LIVE Mediabase Pro
Transparency Rights Management
tunecore
TuneSat
Vericast (BMAT)
WAVO
WorldCat
yacast

Créateurs de musique : comprendre les bonnes pratiques numériques

Cette semaine, le Ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ), le Conseil de Arts et des Lettres du Québec (CALQ) et la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) ont entrepris de se pencher sur de possibles mesures en lien avec les métadonnées culturelles dans le cadre du Plan culturel numérique du Québec (#PCNQ). Nous saluons cette initiative, qui promet enfin, d’offrir des solutions concrètes à la baisse de l’économie du disque québécois.

Pour permettre une exploitation en-ligne conséquente de la musique, l’existence de métadonnées descriptives (master metadata) est devenue aussi importante que la matrice audio elle-même (audio master). Sans les métadonnées, les auditeurs n’ont plus accès aux informations concernant les artistes et les contributeurs impliqués dans une chanson téléchargée ou écoutée en-ligne. Les artistes d’ici ont un rôle à jouer et doivent exiger une meilleure prise en compte des métadonnées par les services de musique en-ligne. Comment se fait-il que nous ne sachions plus quand et où un enregistrement a eu lieu et quels étaient les musiciens qui participaient aux sessions?

En plus, les métadonnées sont la seule garantie qui demeure pour assurer le paiement de redevances et la survie minimale des créateurs. Sans rémunération conséquente découlant du streaming, la notion de créateurs professionnels n’existera bientôt plus. Sans métadonnées appropriées, la musique québécoise disparaît des plateformes numériques. Le public ne la trouve plus, les playlists en sont privées. Plus le temps file et plus les contenus concurrents se taillent une place en pole position en cumulant de l’activité économique au détriment des contenus mal référencés, les nôtres.

S’il faut une raison économique pour s’occuper de documenter nos contenus, la voilà : Nous ne savons pas combien de temps il faudra pour constater les retombées économiques positives d’une meilleure indexation des métadonnées, mais nous savons que si nous n’appliquons pas rapidement de bonnes pratiques d’affaires dans ce domaine, nous disparaitrons avec certitude. C’est ça le virage numérique de la culture québécoise.

Les pistes d’intervention que nous avons soumises au MCCQ sont 1. La participation accrue du Québec à la définition des normes ISO pour la culture et d’un socle commun et international des métadonnées; 2. L’amélioration des informations de géolocalisation liées au lieu de création; 3. La mise en place d’outils et de processus facilités d’indexation par les créateurs et les maisons de disques; 4. L’ajout d’incitatifs financiers aux subventions pour les producteurs adoptant de bonnes pratiques d’affaires relatives à l’usage des métadonnées; 5. La sensibilisation du Secrétariat à la diversité culturelle du Québec à la question des métadonnées.

Rien ne s’améliorera sans que nous n’en prenions les moyens.
Rendez-vous au http://tagtamusique.com Continue reading

Les études Bearing Point et Berklee Fair Music luttent pour définir des standards industriels de métadonnées de la musique

Nous assistions en juillet 2015 à la publication de deux études très attendues et abordant les métadonnées ainsi que la rémunération équitable des ayants droit de la musique. La première est européenne, préparée par la firme Bearing Point et commandée par le Ministère français de la Culture et de la Communication; la seconde préparée par la Berklee School of Music et financée en partie par le Kobalt Music Group.

Les deux études tentent de définir les informations de description standardisées que devraient promulguer et promouvoir l’industrie de la musique. Mais tel que c’est le cas depuis toujours, chacun propose des listes de champs d’information et des appellations sémantiques divergentes. Notre industrie fait montre de nouveau d’un manque de concertation.

Chez TGiT nous travaillons avec plusieurs acteurs du milieu pour parvenir à résoudre cette problématique. Nous travaillons avec les créateurs, nous travaillons avec les collectifs d’ayants droit et ceux de l’industrie de l’enregistrement sonore. Notre projet est co-construit et constitue de l’innovation ouverte. Nous avons reçu des aides publiques du Fonds des Médias du Canada et Musicaction.

Voici les hyperliens vers les études citées plus haut et la liste des champs promus par chacune. Enfin, vous trouverez la liste des champs pris en compte par TGiT et nous vous invitons à faire l’essai du logiciel.

Bearing Point Study – Synthèse de l’étude de faisabilité relative à la mise en place d’un registre ouvert de métadonnées (Ministère de la Culture et de la Communication), juillet 2015, page 12.
Lien court http://bit.ly/MCCopenculturedata
(http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Industries-culturelles/Actualites/Publication-de-la-synthese-de-l-etude-de-faisabilite-relative-a-la-mise-en-place-d-un-registre-ouvert-de-metadonnees)

Nom de l’oeuvre (Titre)
Noms des créateurs
Noms des contributeurs
ISRC
ISWC
IPI/ISNI

Berklee Fair Music Project, Fair Music : Transparency and Payment flows in the music industry, juillet 2015, page 25, http://www.rethink-music.com/download-page

Nom de la chanson jouée (Title)
Album
Auteur-compositeur
Détenteur du droit d’auteur
Artiste
Détenteur du droit sur l’enregistrement sonore
ISRC
ISWC
Durée du flux
Type de flux (on-demand, radio)
Année de parution
Identifiant unique à définir par une organisation non-gouvernementale de la musique équitable

Contrairement aux autres logiciels d’indexation des métadonnées de la musique, TGiT est un projet libre et ouvert, créé avec des professionnels et selon leurs besoins. Vous pouvez déjà en faire l’essai sur le présent site. Ce gratuiciel permet aux créateurs, éditeurs musicaux, interprètes, et maisons de disques d’indexer des informations standardisées, de les sauvegarder et de les exporter. Il permet de le faire pour des pièces à l’unité ou pour des projets d’albums. Nous soutenons les formats MP3-ID3 et FLAC Vorbis Comments. Il est d’usage facile et évoluera. Vous pouvez sauvegarder vos projets et les fichiers audios associés pour les ré-ouvrir et compléter votre indexation grâce au format .tgit

Les informations prises en compte par TGiT incluent toutes celles citées par les deux études mentionnées dans cet article. Les voici.

Titre de la piste (Title)
Information sur la version
Compilation (O/N)
Nom de l’album (Album)
Interprète principal
ISNI de l’interprète principal
Contributeurs (musiciens, paroliers, compositeurs, éditeurs musicaux, maison de disques, réalisateurs, mixeurs, studios, invités spéciaux)
ISNI des contributeurs (bientôt)
ISRC
ISWC
Durée
Date de parution
Date de parution originale
Numéro de catalogue
Barcode
Genre
Illustrations (couverture, livret, etc.)
Paroles
Langue
Numéro de la piste sur un total de pistes (ex. 2/9)
Tags de l’usager
Commentaires de l’usager

Faites l’essai de TGiT maintenant! (MAC et Windows, français et anglais)

Art is Never Anonymous | #musicmetadata from iconoclaste musique on Vimeo.

Musimorphoses – Vers l’atteinte d’un standard d’indexation universel et ouvert

Indexation à la source par les créateurs avant la transmission dans les réseaux numériques, Small Data de qualité décrivant adéquatement la musique et incluant l’ensemble des musiciens et contributeurs, obtention en direct des identifiants uniques permettant la traçabilité des œuvres – voilà les grandes lignes de la communication que j’offrais à Paris le vendredi le 13 novembre, lors du colloque Musimorphoses.

En 2008, François-Xavier Nutall, Consultant supérieur / Technology Intelligence pour la CISAC, présentait une vision de l’écosystème souhaité pour les métadonnées de la musique. Sept ans plus tard, de grands segments de cette approche ne se sont pas concrétisés et le milieu persiste à dire que l’actuelle documentation associée aux œuvres musicales et aux enregistrements sonores est loin d’être optimale. Ma communication dans le cadre du colloque Musimorphoses se penchera sur la question de l’atteinte d’un standard d’indexation universel et ouvert en prenant ce modèle à témoin et en le comparant à l’actuel état des lieux en matière de développement d’initiatives diverses.

Pour référence, voici la transcription de l’allocution de 2008 de François-Xavier Nutall.

Cette vidéo a été tournée lors de la conférence de l’OMPI sur le gestion collective tenue à Bruxelles. François-Xavier Nutall, Consultant supérieur / Technology Intelligence pour la CISAC, livre un condensé des défis liés à l’automation de la reddition des comptes vu de l’angle des sociétés de gestion. Que reste-t-il de cette vision singulière et toujours appropriée?

***

S’il n’y a plus de DRM, il faut en contrepartie de l’information qui nous permette d’identifier les oeuvres, d’identifier les contenus, qu’on puisse faire un travail de gestion collective correctement. Donc, s’il n’y a pas de DRM, il y a forcément de la gestion d’information en contrepartie. Je vais vous expliquer un tout petit peu le panoramique aujourd’hui. Juste pour commencer, quelques slides sur le marché aujourd’hui, l’impact de la technologie sur la gestion des droits en général – premier phénomène, les droits générés par une transaction musicale baissent énormément. Quelques exemples ici : 15 centimes d’Euros sur un CD, 8 centimes d’Euros sur un téléchargement et deux millièmes d’Euros sur une œuvre radiodiffusée sur Internet. Donc ça c’est les montants que l’on perçoit aujourd’hui, pour les sociétés d’auteurs, pour identifier et répartir les droits. Ça diminue graduellement. Deuxième phénomène, les nombres de transactions mensuelles, qui sont reçues par les sociétés d’auteurs sont en croissance assez phénoménales, en 2008 – 20 millions à peu près de transactions par mois, en 2010 on sera à 70 millions et en 2012 près de 100 millions. Donc ça c’est le volume d’informations que l’on évalue que l’on va devoir traiter, au niveau de chaque société, sur les systèmes informatiques. Troisième phénomène, le nombre d’oeuvres disponibles à la vente croit également, on n’a plus cette limite des magasins physiques, le disque dur n’est pas cher, on peut mettre toutes les œuvres et tous les enregistrements à disposition. Donc aujourd’hui je pense qu’on dépasse même ces chiffres, iTunes annonce je crois 7 ou 8 millions d’oeuvres, d’enregistrement disponibles aujourd’hui sur son magasin. On va plutôt monter vers les 12 millions à l’horizon 2012. Ce sont les paramètres aujourd’hui auxquels on doit faire face et qu’on doit anticiper.

Maintenant qu’est-ce qu’on fait pour ça? Je vais vous donner quelques exemples sur les identifiants et voir comment ils s’emboitent les uns dans les autres et comment on peut les utiliser. L’ISAN vous connaissez peut-être, c’est l’identifiant audiovisuel qui identifie un film, donc c’est en plein déploiement et chaque œuvre audiovisuelle a une bande sonore, dans la bande sonore vous avez des enregistrements musicaux, et donc ces enregistrements sont identifiés par un code ISRC. Idéalement, on doit avoir une translation directe entre un code ISAN et tous les codes ISRC de la bande sonore. Pour continuer notre progression, chaque enregistrement a une œuvre sous-jacente, cette œuvre est identifiée par un code ISWC et pareillement, on doit faire un lien un à un entre un ISRC et un ISWC. C’est un travail qu’on est en train d’effectuer en ce moment pour automatiser justement l’identification. Les sociétés reçoivent de rapports de ventes basés sur les enregistrements sonores, nous on va traduire ça en œuvres pour pouvoir payer les auteurs-compositeurs et les éditeurs. Donc ce travail doit être complètement automatisé, vous avez vu que les volumes d’informations explosent, si on n’automatise pas on s’écroule sous les frais de gestion collective.

Pour pousser une petit peu plus loin, vous pouvez avoir l’ISMN qui est l’International Standard for Music Notation, c’est un identifiant pour les partitions, et pour rejoindre le domaine du texte, chaque texte de paroles va avoir aussi son identifiant normalisé ISO pour les textes (ISTC). Tous ceux-là sont encore emboités, il y a encore un lien unique qui existe entre un ISRC et un ISTC lorsqu’il y a des paroles dans l’enregistrement. Le dernier né et je voudrais un petit peu développer sur celui-là, il s’appelle l’ISNI, le International Standard Name Identifier, c’est un identifiant ISO qui est en cours de développement, dont la CISAC préside le groupe de travail, et il a pour but en fait d’identifier tous les acteurs de la création culturelle, dans tous les domaines que ce soit – le domaine musical, audiovisuel, également littéraire, photo, etc. Donc c’est inter-industriel, c’est un identifiant transversal sur l’ensemble des industries. Pour vous montrer un petit peu comment il marche, que vous ne preniez pas peur, par exemple, que nous allions éliminer l’IPI dans le domaine CISAC, l’ISNI est en fait un identifiant qui va permettre de passer d’un domaine à l’autre. C’est un identifiant passerelle en fait si vous voulez pour aller du domaine musical vers le domaine audiovisuel, vers le domaine littéraire, artistique. Pour exemple, L’ISNI va référencer tous les IPI. L’IPI étant l’identifiant des auteurs-compositeur utilisé par la CISAC, c’est un identifiant propriétaire. L’IPN, c’est l’identifiant International Performer Number, qui est utilisé par les sociétés de gestion collective du droit voisin sur les artistes interprètes – et si on veut faire un échange d’informations un peu rationnel, un peu automatisé et précis entre les droits voisins sur les interprètes et le droit d’auteur sur les auteurs-compositeurs, y a pas de passerelle directe, il est très difficile d’en réaliser une entre l’IPN et l’IPI. Donc on s’est dit – faisons un outil commun, faisons un passerelle commune et allons tous nous greffer sur cette passerelle commune. Donc, l’IPI va à terme rejoindre le consortium ISNI, l’IPN aussi, idem pour l’audiovisuel, le Library of Congress qui est la bibliothèque de référence américaine pour les œuvres littéraires et comme ça tout le monde se rassemble au sein d’un identifiant universel.

Pour vous montrer un peu la forme qu’il prend, c’est un identifiant à 16 caractères, donc je crois qu’on a quelques milliers de milliards de combinaisons, donc on a de la marge pour le futur et les futures générations – les métadonnées qui sont produites sont le nom connu de l’artiste, là j’ai marqué Madonna, des données de disambiguation (discernement .ndlr), pour différencier deux homonymes donc on va dire, elle est née le 16 août 1958 dans le Michigan, et alors là la chose intéressante et que l’on va fournir des liens vers toutes bases qui ont de l’information supplémentaire. Donc on va vous dire au niveau de l’ISNI, là vous avez un lien vers l’IPI et vous y trouverez de l’information concernant Madonna en qualité d’auteur-compositeur, mais on vous donne pas l’information tout de suite, on vous dit là où elle est disponible. Pareil pour l’IDA, dans la base de données IDA il y a de l’information relative à Madonna en tant que actrice ou réalisatrice dans le domaine audiovisuel. Donc tout l’intérêt de cette base commune inter-industrie.

Pour en finir, l’ISNI va voir le jour sous la forme d’un consortium qui va opérer l’agence internationale. Donc, il va falloir monter cette base de données, il va falloir la gérer, la mettre à disposition par exemple des moteurs de recherche comme Google ou Exalead qui vont pouvoir utiliser ces outils pour faire de la vrai recherche très précise. Aujourd’hui on a fait un tour de table, un tout petit peu, de qui voudrait animer et jouer un rôle dans l’ISNI demain, alors nous avons déjà la CISAC qui s’est engagée, l’IFRRO, OCLC, nous avons deux organisations de droits voisins dans le domaine des artistes interprètes qui sont l’ADAMI en France et GRAMEX au Danemark. Pourquoi pas imaginer une organisation un peu parapluie pour pouvoir regrouper plus de sociétés de droits voisins, je suis tout à fait ouvert à discuter ça avec AEPO-ARTIS si ça rentre dans le cadre de leur mandat évidemment et nous avons également des bibliothèques nationales dont la British Library en Angleterre, Bibliothèque Nationale de France et Library of Congress. Vous voyez qu’on regroupe déjà plusieurs domaines, quelque chose de très intéressant, on pourra automatiser tous les flux d’information et si vous êtes intéressés soit en tant qu’organisation ou société à rejoindre ou faire partie, participer à ce consortium vous êtes les bienvenus et je vous invite à prendre contact avec moi.

François-Xavier Nutall WIPO 2008 Classic Keynote on ISRC, ISWC, IPI and ISNI music IDs from iconoclaste musique on Vimeo.